R'eveil difficile

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-L'ELAN ECOLOGIQUE NE SERT A RIEN, C'EST TROP TARD.
-TOUT SEUL CA NE SERT A RIEN
- GREENPEACE SONT DES POLLUEURS QUI NE CHERCHENT QU'A SE FAIRE DU FRIQUE, ON EST FOUTTUS DE TOUTE FACON (à 14 ans, je trouve ça bien triste)
- C'EST COMME PISSER DANS UN VIOLON
-TANT QUE LES GOUVERNEMENTS NE FONT RIEN, JE FAIS RIEN NON PLUS.
- PARCE QUE TU CROIS QUE TU POLLUES PAS TOI?(pas exactement les termes utilisés mais le message y était)
- TU CROIS PAS QUE TU EN FAIS UN PEU TROP?
-JE T'ACCOMPAGNE POUR LE NETTOYAGE DU LAC, MAIS JE VAIS QUAND MEME PAS RAMASSER LES POUBELLES! (Finallement il n'est pas venu, sûr qu'il préfère nettoyer son AUDI RS6)

Voilà les réponses que j'ai dans mon entourage. Des amis, des connaissances, de la famille...
Je sais je vous agace.

 

Publié dans Bionat

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Hilja 30/03/2011 17:58



J'ai droit aux mêmes. En plus, mon mari n'est pas végétarien (il n'a pitié QUE des animaux marins, il sait ce que j'en pense). Donc une fois de temps en temps, c'est mon propre mari qui lache une
réflexion à la discrète...



Koulou 19/07/2009 20:37

Eh bien ça c'est de la réponse qui se fiche pas de la tête du client ma bonne dame !  hu hu... ben... merci je... je ne sais qu'ajouter. bises

Koulou 30/06/2009 12:56

C'est tout le problème du militantisme... une cause nous paraît juste, voir urgente, et on essaie d'entrainer les autres avec nous dans une dynamique d'action. Or, si l'intention est louable, on fait quand même intrusion dans la vie et la conscience des autres et on a tôt fait aussi d'y consacrer trop de temps et d'énergie. Ce qui est une forme d'atteinte à leur liberté d'être et d'agir selon leur propre envie et urgences personnelle. J'ai beaucoup milité dans ma vie, des années ! J'y ai dépensé des fortunes, un temps et une énergie considérable. mais, ça n'a pas changé le Monde et pendant que je passais mon temps à éteindre les incendies et prêcher la bonne parole, je suis un peu passé à côté de ma vie. La question se pose donc: Faut-il ou pas militer ? si oui comment ? Je me suis aperçu que je militais parce que certaines situations (atteintes à l'écologie, aux droits de l'Homme, aux animaux...) m'étaient insupportanbles. Pour mon bonheur donc il falllait y mettre fin au plus vite. Si bien qu'au fond, je pensais qu'en ralliant tout le monde à ma cause nous parviendrions à les érradiquer ces fléaux et mon problème serait résolu. bien sur, je ne présentais pas les choses en ces termes. A mes yeux, j'étais du côté des gens responsables et altruistes et désintéressés, et les réticents à mes causes, du côté des irresponsables égoïstes. Les choses ne sont pas si simples en vérité, pas si manichéennes. Rien ne sert à un petit nombre de convaincus de se priver afin d'être végétariens par exemple, pour épargner la vie animale et permettre à l'Afrique de cultiver de quoi se nourrir, au lieu de produire du soja pour nos animaux d'élevage. Car celà n'est efficace que si toutes les sociétés occidentales s'y mettent ... Or, aucun de nous n'a le pouvoir d'entrainer avec lui tout un continent ! Celà fait partie de nos fantasmes de toute puissance hérité de l'enfance auxquels il nous faudra bien renoncer. Dès lors, il nous faut plutôt apprendre à assumer ces choses inssuportables ... Accepter leur existance comme éléments de la Vie. Ne plus en être affecté exagérément. Non pas pour les ignorer mais pour pouvoir intégrer ces données dans notre vie sans avoir le sentiment de faire un sacrifice pour le bien commun, sans avoir le sentiment qu'on est, de par le fait, meilleur ou plus responsables que les millions d'autres qui semblent s'en foutre. Ainsi, tout en assumant le seul pouvoir que nous avons: celui d'agir sur nous même, nous n'empiètons plus sur la liberté des autres et nous ne leur jetons plus nos peurs au visage.chacun vit à son rythme et comme il peut. Pour certains, ce n'est pas le moment de prendre conscience de certaines choses. Ils n'en sont pas encore-là. En s'efforçant de les convaicre pour combattre les sentiments d'urgence et de danger qui nous assaillent, nous perdons une énergie et un temps considérable car, quoi qu'on fasse, ils ne changerions pas maintenant. Il ne nous appartient pas de décider ce que doit être la conscience des autres ni quand elle doit changer. Tout juste pouvons-nous nous occuper de la nôtre. Utiliser notre temps pour agir dans le sens de ce qui nous semble bon, mais avec assez d'acceptation de nos limites et de détâchement  pour que celà ne nous exaspère pas d'être quasiment le seul à le faire. C'est l'obsession qu'on développe pour un but précis, né de notre réaction logiques à certaiens informations effrayantes, qui nous rend malheureux. Abandonner cette obsession, dans son aspec d'urgence, de danger pour nous, nous permet d'être plus serein et du coup plus efficace et plus crédible aussi. Et de ne pas passer à côté de ce que nous devons aussi faire pour notre propre développement. Derrière tout celà se cache l'idée de la mort et de la souffrances. Des choses que nous voulons tellement éviter,  pour nous ou pour les autres, qu'elles soulèvent ausitôt des torrents d'émotions en nous. Parce que nous n'assumons pas d'être mortel et de courrir le risque de souffrir. Pourtant, quoi que l'on fasse, ces choses existent et continuerons d'exister. Paradoxalement, plus nous fixons notre attention sur ces peurs, plus nous en souffrons. L'attitude la plus intéressante selon mon expérience pour l'instant, est d'accepter leur éxistence comme partie intégrante et inévitable de notre condition d'être humain. Ce qui nous rend plus calme, plus posé à leur égard. Ce qui permet ensuite de se poser "que fait-on de notre vie ?" plus sereinement et sans plus de culpabilité ni de sentiment d'urgence.Si nous imaginons ce que "devrait être le monde" et comparons ce fantasme à ce qu'il est en réalité, nous comparerons aussi ce que nous faisons pour atteindre ce but rêvé et comparerons nos actes à "tout ce que les autres devraient faire et ne font pas"... ce faisant nous entrons progressivement dans un cercle vicieux qui n'aura de cesse de nous culpabiliser, de nous angoisser et de nous décourager et de nous faire perdre foi en l'humanité.Je préfère me placer au-dessus de cela. au dessus de mes fantasmes d'un monde "sauvé", ou "à sauver d'urgence". Ce qui me permets d'être plus présent dans le "ici et maintement" et plus actif aussi. Oui, le monde est en péril, bon. Mais d'une certaine façon, il a toujours été en péril. A toutes les époques, nous aurions trouvé des raisons "légitimes" de paniquer... pas les mêmes c'est tout. Ainsi je pense qu'il est possible d'être a là fois consient et serein, actif et respectueux de la liberté des autres à en être là où ils en sont.  Enfin, évidement, c'est réjouissant de te voir prendre conscience de tout celà mais... que ç ane te dévore pas quand même.  

n@! 01/07/2009 10:27


J'ai pas forcement envie de les "entraîner" avec moi, mais redonner goût à se questionner sur certaines choses.
Le film "Home" m'a mis face à certaines réalités que j'avais sans doute voulu ignorer parce qu'autour de moi, on me montrait que l'état de la Terre n'avait aucune espèce d'importance, pire encore,
qu'il n'existait pas de moyen pour changer les choses.
L'intrusion dans la conscience est indispensable, il faut que chacun de nous réalise ce qui se passe et surtout POURQUOI et si nous sommes en train de mettre à mort toute forme de vie
terrestre, chacun de nous doit en assumer la responsabilité.
L'urgence est loin d'être personnelle, bien au contraire, si elle l'était, je continuerai à profiter sur le dos de ceux qui sont les victimes de ce monde et gaspiller tant qu'il y en a, après moi
le déluge!
->Ce qui est une forme d'atteinte à leur liberté d'être et d'agir selon leur propre envie
Notre liberté ne s'arrête-t'elle pas où celle des autres commence? N'est-ce pas une entrave que de priver la moitié de la planète de nourriture et d'eau potable et
ceci parce que nous souhaitons vivre "selon nos propres envies"??
Si nous voulons soutenir un monde de justice, nous DEVONS cesser de raisonner de façon individualiste, nous avons besoin les uns des autres pour vivre.
Militer ou non et comment appartient à chacun de le faire en effet, il n'est pas question de passer à côté de sa vie. Je ne tiens pas à me sacrifier mais plutôt à donner dans la mesure de mes
moyens.
Changer son mode de vie pour y retrouver une forme de simplicité, penser autrement qu'en terme de biens materiels, d'argent, de pouvoir, de réputation, d'apparences me redonne goût à la vie.
La révolte qui monte en moi me donne paradoxalement un sentiment de paix intérieur. Je me rends compte que je peux agir autrement que par automatisme ou par pression sociale...
Je te suis complètement sur cette "insupportabilité" de vivre au milieu d'irresponsables et d'égoïstes. Mais nombre d'entre eux le sont par ignorance, par paresse ou par fatalisme (je sais pas si
tu comprends ce que je veux dire) en tout cas moi c'était le cas, je ne réalisais vraiment pas l'impacte de mes agissement, je ne pensais pas prendre part à de la destruction et je ne voulais pas
pousser trop loin le débat sur un mode d'alimentation irrespectueux, je me disais que je n'avais qu'à suivre la masse, que c'était comme ça et qu'il n'y avait rien à faire pour changer ça.
Mais ce que j'ai réalisé c'est que je pouvais changer moi! L'idée de devenir végétarienne n'est en rien par privation mais par conscience personnelle et comme tu dis pour épargner la vie animale.
Je sais que ça ne va pas faire fermer les abatoirs ou que les gens vont penser à ce qu'ils ont dans leur assiette. Je ne peux pas les changer en effet, mais je ne marche plus dans ce sens et je ne
vais certainement pas "arranger" la réalité pour mon fils, ce qu'il trouve dans le rayon boucherie n'est pas tombé du ciel, oui c'était un animal bien en vie, en bonne santé (et encore on se
demande) et oui des humains l'ont enchaîné et abbatu froidement pour ensuite le découper en morceaux, les mains plongées dans le sang encore chaud d'une créature innofencive.
Bon je vais peut-être pas le lui dire comme ça ;)

Tout cela n'est efficace que si les sociétés occidentale s'y mettent? Oui en effet, tu as tout à fait raison, mais cela ne justifie pas d'agir à l'encontre de ce qu'on attendrait des autres.
Grossièrement, je dirais que j'aurai au moins la conscience d'agir dans le bon sens et de m'impliquer le moins possible dans cette destruction.
Je n'ai pas la toute puissance, même pas sur moi-même mais on est tous capable de faire le mieux que l'on peut, même si ça ne change pas le monde. Et ceci n'est en rien un SACRIFICE POUR LE BIEN
COMMUN, vivre plus sainement n'est pas un sacrifice, avoir des valeurs n'est pas un sacrifice, réduire sa consommation n'enlève rien à la qualité de vie, respecter la nature non plus.
Je ne veux pas avoir l'impression de me priver pour que le reste du monde puisse en profiter plus et sans effort. Je ne me prive pas, je réfléchis.

->Ainsi, tout en assumant le seul pouvoir que nous avons: celui d'agir sur nous même, nous n'empiètons plus sur la liberté des autres et nous ne leur jetons plus nos peurs au visage.
Oui j'ai bien compris que je n'allais pas convertir ou convaincre quelqu'un qui ne veut pas voir, pas entendre. Mais je n'empiète pas sur leur liberté (et encore, les
conséquence de certains agissements ne devraient pas être considérés comme un liberté mais passons..) je ne force pas, je n'interdis pas, mais ne me demande pas d'accepter.

Il y a en effet la notion d'urgence qui peut bousculer quelque peu la personne qui n'aurait pas pris concience de ce qui se passe. Mais c'était bien mon cas. J'ai vu des films qui m'ont bousculé,
des textes qui m'ont secoué. Et tout le problème c'est qu'on a plus le temps pour attendre, le changement doit se faire maintenant et pour un maximum de personnes. On ne peut plus se sentir neutre.
Nous sommes à un carrefour, il faut à présent décider quelle route va suivre le reste de l'humanité et notre responsabilité est d'autant plus grande qu'elle n'engage pas uniquement l'individu mais
toute la société et pire encore la majorité des êtres humains de cette terre qui eux ne peuvent pas faire ce choix, NOUS AVONS LE CHOIX mais pas pour longtemps! Et je ne parle même pas du
reigne animal en entier qui subit nos choix, subit nos petites envies, nos vices, notre ogresse, notre désir de pouvoir tout puissant et dont le destin est tenu entre les mains de quelques
individus aveuglés par une recherche de bonheur personnel qu'ils pense obtenir en cash et qui le laisse indéfiniment insatisfait et demandeur.

Oui la mort est inévitable, mais certaines souffrances ne le sont pas.
Le fait que nous soyons mortels ne doit pas nous mener au suicide! Et quand on entraîne le suicide de victimes, ce n'est pas un suicide on est bien d'accord c'est du meurtre.

Par rapport à la culpabilité, je pense en effet important de souligner que ce n'est pas le moteur de la démarche. Et à ce propos c'est même le moyen "de défense" de ceux qui se refusent à prendre
conscience. (alors qu'il n'y a pas d'attaque et plutôt que d'accusation il s'agit de responsabilité)

C'est la première réaction (et c'est bien ce qui m'agace tellement) quand on dit ouvertement vouloir contribuer à certaines "causes", d'abord celle de s'en moquer, de ridiculiser toute envie de
protection des plus faibles ou des animaux (Brigitte Bardot s'en est prise plein la tronche) (à ce propos, la notion de supériorité du carnivor sur le végétarien est encré en nous et souligne plus
nos faiblesses que nos forces, mais passons)
Après s'être ouvertement moqué, la personne qui se croit être dans le vrai (étant donné que l'écolo ou le défenseur d'animaux se berce, selon elle, d'illusions et de naïveté sur ce monde cruel.
Certes il est cruel et il le sera d'autant plus que les humains continuent à accepter la cruauté) s'applique à montrer du doigt toute "faute", toute contradiction de la part de ceux qui souhaitent
faire au mieux.
Oui je roule en voiture, non j'en suis pas fière, oui je désire limiter mes trajets, non je ne suis pas parfaite et oui mon but est de faire du mieux que je peux.

Pourquoi vouloir autant décourager des actions qui ne leur nuisent en rien, qui est fait dans le but d'améliorer le sort de tout le monde? Parce que ça soulève en eux un sentiment de culpabilité
qu'ils ne veulent pas devoir assumer?...

Nous aurions toujours eu des raisons "légitimes" de paniquer dis-tu.. c'est quand même la première (et peut-être la dernière) fois que nous sommes confrontés à l'extinction pure et simple de
l'Humanité toute entière! Nous sommes en train de nous tuer!

Je te rassure, ça ne me dévore pas, au contraire! ça me nourrit, ça me libère d'une manière de vivre qui me rendait malheureuse, ça me fait ouvrir les yeux sur pleins de choses, j'ai envie de
prendre part à la vie et non plus la subir.

Mais je comprends bien ce que tu ressens à donner toute ton energie pour la voir partir en fumée (oups mauvais exemple )
Il faut le faire tant que tu as la sensation de faire du bon, ne serais-ce que pour toi ou pour ta femme.

Ta bonté ne te perdra pas Koulou
 


VILLA MARRAKECH 29/06/2009 16:32

*C'est en effet un très bel endroit... Location Marrakech

n@! 29/06/2009 16:41


Aucun doute que Marrakech soit un très bel endroit, je trouverai sûrement de quoi en faire la promo dans un de mes prochains articles...


n@ 29/06/2009 14:20

Désolée pour faute d'orthographe.. mais en même temps, à quoi ça sert l'orthographe hein?